judo – jujitsu – taïso

Le Judo

Le judo (柔道, jūdō?, littéralement voie de la souplesse ou principe de l’adaptation) est un art martial, un sport de combat et un principe de vivre d’origine japonaise (budō), fondé par Jigoro Kano en 1882. Il se compose pour l’essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d’étranglements et de clefs.

Le lieu où l’on pratique le judo s’appelle le dojo (道場, dōjō?, littéralement lieu d’étude de la voie). Les pratiquants (les judokas—judokate au féminin) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi, souvent appelée à tort kimono, qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, un judoka peut avoir un judogi bleu à tous les niveaux de compétitions (si le judoka n’a pas de judogi bleu, la distinction se fera à l’aide de ceinture rouge ou blanche). Pour les compétitions à partir du niveau national, l’un des deux judokas doit revêtir un judogi bleu. Le judo se pratique pieds nus et torse nu (sauf pour les filles) sous le judogi sur un tatami. Le judo est un sport olympique.

Historique

Le JUDO à pour ancêtre le JU-JITSU, en effet Jigoro Kano était un spécialiste du Ju-jitsu qu’il avait étudié dans plusieurs écoles et dont il a extrait les techniques de projection et de contrôle que nous connaissons actuellement.
Le mot JU-JITSU apparaît en europe dans certains ouvrages publiés avant 1600 en Hollande. (Période TOKUGAWA).
Avant l’apparition des armes à feu, les combats se déroulaient avec des armes de jet tel l’arc ou le javelot, ou près avec le sabre, le couteau ou à mains nues ( KUMI-HUCHI ). Le port des armes étant réservé aux nobles, le reste de la population, n’avait d’autre choix que de développer des techniques de combats à mains nues ou d’utiliser les outils agraires pour se défendre (KO-BUDO). Les moines ont joué un rôle trés important dans le développement et la diffusion de ces techniques, ils se déplaçaient en effet trés souvent et n’étant pas nobles, n’avaient pas droit au port des armes.

Il faut aussi mentionner des dessins représentant des postures et des mouvements étrangement semblables à ceux que nous connaissons aujourd’hui et qui ont été relevés sur une fresque égyptienne datant d’environ 2000 ans. Rappelons aussi, les techniques de luttte et de combat au bâton qui étaient utilisés plus près de nous en Europe au moyen âge. Ceci pour dire que les Arts Martiaux se développèrent de manières quasi universelle, mais qu’ils n’eurent sans aucun doute jamais, un développement aussi important qu’au Japon.

Le passage des JITSU vers les DO.

La légende veut que tout ait commencé par un vieux médecin chinois qui faisait une promenade en forêt durant un rude hivers, remarque comment de fines branches de pin, s’inclinaient sous le poids de la neige afin de s’en débarrasser, et pouvaient ainsi se redresser sans dommage alors que les branches d’arbres plus robuste cassaient sous le poids. C’est à partir de là qu’il imagina les premières techniques de JU-JITSU (Art de la souplesse) avec ses premiers principes comme l’utilisation de la force de l’adversaire pour la retourner contre lui et le vaincre.

L’harmonisation fut très lente, en effet, les différentes écoles gardaient jalousement le secret de leurs techniques, d’autant plus qu’elles pouvaient être un atout majeur lors d’une rencontre sur un champ de bataille, ces techniques étant surtout utilisées lors de combat entre armées de seigneurs rivaux.

C’était l’époque de BO-JUTSU (L’art du guerrier) et qui a duré du VII ème au XIII ème siècle pendant les grandes guerres civiles qui ont ravagé le pays.

Suivra l’époque du BU-GEI (entraînement du guerrier) qui verra apparaître un début de codification des techniques et d’apprentissage systématique. Des manuscrits illustrés décrivent les prises et techniques, les premières écoles (RYU) apparaissent.

Puis vînt l’époque du BUDO (la voie du guerrier). Suite à une très longue période de paix instaurée par le Shogunat (ère TOKUGAWA vers 1603) les batailles entre armées n’avaient plus lieu d’être et les écoles se multiplièrent et s’ouvrirent au plus grand nombre. Vers le milieu des années 1800, on dénombre 159 écoles majeures d’arts martiaux réparties en 8 familles dont le JU-JITSU.

Ces écoles en se multipliant, évoluèrent aussi et passèrent des JUTSU (arts, ensembles de recettes), vers les DO (voie, styles de vie). Ainsi le IAI-JITSU devint le IAI-DO, l’AIKI-JITSU devint l’AIKIDO, le KEN-JUTSU devint le KENDO, etc…, et le JU-JITSU le JUDO.

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